
« Bartleby le scribe » d’Herman Melville, édition Mille et une nuits
Petit roman très court mais qui a fait couler beaucoup d’encre. Devenue célèbre grâce à son célèbre « I should prefer not to », la plupart du temps traduit par « J’aimerai mieux pas » Bartleby est un personnage hors norme. Nous sommes dans une étude juridique bien tranquille, où cohabitent un patron et ses deux énergumènes loufoques : Dindonneau et Pincette, deux personnages irrités dont les crises, heureusement, s’alternent sans jamais se rencontrer. Le patron décide d’engager un nouveau scribe : Bartleby. Celui-ci commence par travailler correctement, achevant les tâches qui lui incombent. Cependant aux sollicitations demandées par le patron, toutes les demandes sortant du cadre de ce qu’il a l’habitude de faire, se voient reçues par le fameux « J’aimerai mieux pas ». Finalement, petit à petit, Bartleby va même arrêter de travailler tout court et devenir ce spectre qui hante le bureau, se faisant aussi discret que possible. Petit fable absurde et tragicomique, ce roman nous donne aussi matière à réfléchir. A travers cette simple phrase c’est toute la complexité de l’existence, la confrontation avec l’étrangeté, les relations humaines, la communication. Bartleby n’est en fin de compte que ce petit grain de sable qui peut faire enrayer la machine. Un court roman allégorique indispensable que « You should prefer to read ! »
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